Dans le cadre des politiques bruxelloises et flamandes, le quartier d’entraide constitue un modèle émergent d’approche intégrée et de proximité des soins et du bien-être. Dans la pratique, les initiatives regroupées sous le générique de « quartiers d’entraide » sont très diverses et généralement axées sur la création de liens entre voisins ou avec les services de soins professionnels actifs dans le quartier.
Par Octavia Kint, Lieselot Degraeve, An-Sofie Smetcoren et Liesbeth De Donder
Le projet MaN’Aige (Innoviris Co-Create 2019-2022), d’une durée de trois ans, entendait créer un quartier d’entraide dans deux quartiers bruxellois, en examinant comment les liens avec les utilisateurs d’un quartier (entreprises, écoles, théâtres, navetteurs, etc.) y contribuent.
Dans les résultats, présentation des trois pierres angulaires d’un quartier d’entraide :
1) une vision élargie des soins sous l’angle de la bienveillance ;
2) l’espace public partagé comme levier de lien et de soins ;
3) l’attention à accorder aux structures de pouvoir au sein du projet et du quartier.
La discussion aborde les pièges et les atouts des quartiers d’entraide. Ces quartiers envisagent les soins au sens large, à travers le lien, et plaident en faveur d’une approche relationnelle et spatiale, aux antipodes de l’exclusion sociale et de l’injustice.





