Le rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté et des inégalités sociales de santé porte sur la thématique des travailleuses et travailleurs pauvres. Travailler ne permet pas d’éviter forcément de vivre une situation de précarité, de pauvreté ou de se précariser. Ce rapport thématique de l’Observatoire de la Santé et du Social, le service d’étude et d’Information de Vivalis, trace les contours d’un précariat bruxellois profondément hétérogène : il dévoile un patchwork complexe et contrasté de travailleur.ses précaires et pauvres visibles et invisibles.
Occuper un ou des emplois/activités insuffisamment rémunérateurs impacte les conditions matérielles d’existence et toutes les dimensions de la vie (revenus, endettement, alimentation, logement, familles, santé, numérique, loisirs et culture, … ). L’accès et le maintien à l’emploi/activités sont structurés par des rapports sociaux de genre, ethno raciaux (origine, nationalité et séjour) d’âge et entre générations, d’état de santé physique ou psychique et les inégalités numériques. Au cours des parcours professionnels et des parcours de vie des travailleur.ses pauvres bruxellois.es, ces inégalités s’entrecroisent et s’amplifient.
Ce rapport thématique trace les contours d’un précariat bruxellois à trois faces. Une face visible et formelle, une face floue et hybride qui comprend des situations d’hybridité statutaire variées générées par le cumul et la succession d’emplois et d’activités (souvent involontaires). Enfin, la face invisible et informelle du précariat, quasi marché, regroupe des activités « au noir », des travailleur.ses parmi les plus défavorisés, sous-rémunérés et parfois même captifs de systèmes d’exploitation ou de traite des êtres humains. Chapitre 2 : Analyse des « situations-status » de travailleur.ses pauvres: face visible, face floue et face invisible du précariat bruxellois
Les situations et les formes d’emplois et d’activités de travailleurs pauvres et précaires bruxellois.es visibles et invisibles avec et sans statuts, sont documentées. En fin de rapport, on trouve également les définitions de la condition de « travailleur.se précaire et/ou pauvre » par les premières personnes concernées. Chapitre 6 : Être travailleur·se pauvre et/ou précair(e) : définitions par les premier.e.s concerné.e.s et par des intervenants-professionnels
Et des recommandations politiques. Chapitre 7 : Recommandations politiques de travailleur.ses pauvres et précaires et d’intervenants professionnels
Ce Rapport thématique est l’un des cahiers du Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté et des inégalités, qui avec le Baromètre social (annuel et quantitatif) et les Regards croisés (contributions externes d’acteurs clés) constituent une veille du phénomène de pauvreté, de précarité et de précarisation bruxelloise.
Accès aux différentes parties du rapport :
- Rapport thématique « Travailler et vivre en précarité, pauvreté en région bruxelloise »
- Synthèse du rapport thématique
- Regards croisés « Travailleur.ses pauvres et le travail précaire en région bruxelloise »
- Le travail précaire. Une cartographie juridique du travail atypique et des protections (non) garanties par le droit social – Daniel Dumont, Sophie Gérard, Juliette Gilman et Amaury Mechelynck (Centre de droit public et social de l’ULB)





