« Serendipité », c’est le mot choisi pour décrire LaVallée, soit « l’expérience des heureuses coïncidences ». Ou comment trouver ce que l’on ne cherchait pas. GoogleMaps parle du lieu comme d’un espace de coworking. Les résident·es le présentent comme un espace de création. La réalité se trouverait-elle dans l’entre-deux ? Un tiers-lieu culturel où l’entreprenariat côtoie l’expérimentation artistique ? Avec son quartier ?
Reportage, par Adeline Thollot, revue Bxl Infos Sociales n°183, décembre 2025
A quelques jours de la sortie du Bxl Infos Sociales, on vous livre ce premier reportage.
Direction Molenbeek, près du canal, entre la Maison des cultures et le musée Kanal Pompidou. Croisement symbolique et géographique entre deux mondes. C’est aussi la mission de La Vallée : être un lieu intermédiaire où l’on travaille, on s’amuse, on se cultive, on rencontre. « On facilite l’émergence de projets culturels ou sociaux portés par des personnes qui n’ont pas accès aux grandes institutions », explique Pierre Pevée, responsable du projet. Problème : ce positionnement hybride ne rentre dans aucune case. Trop entrepreneurial pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Trop artistique pour le ministère de l’économie. Résultat : aucun subside structurel. Cette multifonctionnalité constitue pourtant l’ADN-même des espaces tiers, et ce manque de reconnaissance de l’Etat en dit long sur la manière de penser la société en silos : d’un côté le social, de l’autre la culture. Comme l’explique Sébastien Lo Sardo, le tiers-lieu est « un espace aux usages et aux publics hybrides, situé à la frontière de plusieurs mondes tout en étant ancré dans un territoire particulier ». Au risque d’en perdre son âme ?
Where is our mind ?…
Prolonger la réflexion en musique.
La playlist du BIS n°183, c’est par ici :

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