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Une société plus éparpillée

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Une société de plus en plus clivée : impression ou réalité ?, Interview de Vincent de Coorebyter par Véronique Lamquin (ds Le Soir, le 02/01/2015).


Véronique Lamquin : A première vue, 2014 aura été une année de clivages, de contestations, d’émergence de mouvements citoyens. Lames de fond ou phénomènes conjoncturels ? On a l’impression que la société est de plus en plus clivée.

Vincent de Coorebyter : Je pense que c’est globalement inexact. C’est une société plus inégalitaire et plus agressive, mais pas plus clivée. Avec une nuance : un nouveau clivage achève de se former, qui est interpellant, le clivage « eux-nous », « altérité-identité ». C’est la formation d’un bloc très déterminé à remettre en cause certaines politiques d’immigration, la présence de certaines identités culturelles d’origine étrangère, en particulier autour de l’Islam, avec parfois, en outre, une mise en cause de la construction européenne. C’est un phénomène nouveau sous cette forme-là. Depuis plusieurs dizaines d’années, deux des trois composantes d’un clivage étaient réunies : dans une partie de l’opinion, un malaise plus ou moins ouvertement exprimé autour de la société multiculturelle, et sa traduction dans les urnes, à travers les scores de l’extrême droite ou des nationaux-populistes. Ce qui manquait, pour parler d’un clivage, c’était une mobilisation de la société civile et une théorisation à partir du monde intellectuel.

Lire la suite de l’interview sur le site du Crisp.

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