Autogestion en maisons médicales
Depuis plus de cinquante ans, les maisons médicales expérimentent l’autogestion. Elles tentent de faire collectif autrement et démontrent qu’une organisation différente du travail est possible. L’autogestion en maisons médicales a fait l’objet d’une étude en éducation permanente par la Fédération des Maisons Médicales, et sera au cœur d’une rencontre le 3 mars prochain en soirée.
À contre-courant du modèle d’entreprise dominant promu par le capitalisme et le néolibéralisme, les maisons médicales tendent vers l’égalité, la non-hiérarchie et la participation authentique des travailleur.euses et des patient.es. Ces structures autogérées n’en demeurent pas moins traversées par les logiques marchandes et bureaucratiques qui s’immiscent dans le secteur associatif. « Nous sommes entrés dans l’ère de la domination bureaucratique, dont la singularité du pouvoir n’est plus le fait de certains individus, mais s’exerce par le biais de la norme », observe le philosophe Bruno Frère (ULiège) dans cette étude.
Comme dans d’autres milieux professionnels, il en résulte une dégradation de la qualité des conditions et des relations de travail qui affecte le bien-être des équipes (perte de sens, épuisement, démissions) et qui peut parfois mettre en péril ces modes d’organisation alternatifs.
Pour aller plus loin, rendez-vous le mardi 3 mars de 18 à 20h au foyer de l’ASBL Les Pissenlits pour une soirée qui sera l’occasion de se rencontrer, de recevoir le dossier, d’y découvrir ses contenus et d’en discuter ensemble.
En présence de…
- Bruno Frère, philosophe (ULiège et Paris I Panthéon-Sorbonne).
- Marjorie Billiet, membre du Bureau stratégique de la Fédération des maisons médicales.
- Marinette Mormont, Pauline Gillard, Dorothée Bouillon, de l’équipe Education permanente et Pascale Meunier, de la revue Santé conjuguée.
Inscriptions : ep@fmm.be
